Quels sont les inconvénients d’un chauffe-eau ?

Si le chauffe-eau électrique à accumulation est l’un des modèles les plus utilisé en raison de son coût relativement modeste à l’achat, celui-ci présente toutefois quelques inconvénients. Consommation d’énergie, encombrement ou encore entretien, le point sur les désavantages des cumulus.

Une facture énergétique lourde

Le ballon d’eau chaude électrique est la solution privilégiée dans bien des habitations en raison de son faible coût à l’achat. Toutefois, à l’usage, c’est sans conteste le système de production d’eau chaude sanitaire le plus onéreux en raison du prix de l’électricité.

Un rendement médiocre

Aujourd’hui proscrit des constructions neuves, le cumulus affiche un rendement énergétique médiocre. Il lui faut ainsi plusieurs heures pour parvenir à amener l’eau à la température désirée, notamment quand celle-ci est particulièrement froide en hiver. C’est pour cette raison que le moment où votre installation se déclenche est calquée sur les tarifs heures creuses de votre fournisseur d’énergie.

Par ailleurs, le rendement déjà médiocre d’un tel dispositif peut encore être réduit avec le temps et selon la qualité de l’eau.

Besoin d’eau chaude en continu : gare à la facture

Pour maîtriser votre facture énergétique, vous avez opté pour une installation parfaitement dimensionnée à vos besoins.

Pour autant, vous pouvez être amené à produire un supplément d’eau chaude durant la journée pour répondre à un besoin particulier, par exemple quand vous recevez des amis durant plusieurs jours ou à votre retour de vacances. Dans pareilles situations, votre compteur électrique va tourner bien plus rapidement et votre facture énergétique gonfler de manière significative. Mieux vaut que cela ne soit donc qu’occasionnel.

Un entretien à surveiller de près

L’entretien d’un chauffe-eau électrique est essentiel à plus d’un titre :

  • maîtrise de la facture énergétique : calcaire, tartre, le rendement de votre installation peut rapidement décroître selon la qualité et la durée de l’eau. Pour éviter une flambée de la consommation d’électricité, il faut donc procéder à un détartrage tous les deux ans ;
  • longévité : la durée de vie de votre cumulus dépend bien évidemment en premier lieu de sa qualité, mais également de son entretien. Outre le détartrage, il faut également prévoir de remplacer l’anode tous les 5 ans, voire tous les 10 ans pour les modèles haut de gamme.

Vous êtes équipé d’un ballon d’eau chaude ? Optez pour un contrat d’entretien en contactant un chauffagiste pour éviter toute mauvaise surprise.

Cumulus : les autres aspects négatifs

Si l’entretien et le coût à l’usage sont les deux inconvénients majeurs, d’autres aspects négatifs sont à prendre en considération :

  • prolifération de bactéries : certains bacilles et bactéries comme la très redoutée légionellose prolifèrent naturellement dans une eau dont la température est comprise entre 25°C et 47°C. C’est pourquoi il est impératif de veiller au bon fonctionnement de son appareil pour que celle-ci soit toujours de 55°C ;
  • choix de l’emplacement : pour éviter une surconsommation énergétique, choisir le bon emplacement pour votre cumulus est primordial. Celui-ci doit être placé dans une pièce chauffée pour réduire les déperditions, et non plus dans le garage comme ce fût le cas pendant de nombreuses années dans les pavillons neufs.

Découvrez également notre article sur les avantages d’un chauffe-eau.

Quels sont les avantages d’un chauffe-eau ?

Si le point faible du chauffe-eau à accumulation est indéniablement sa consommation énergétique, il présente toutefois bien des avantages expliquant pourquoi on le trouve dans de nombreux logements à travers la France. Prix avantageux, capacités variées, possibilité de production d’eau chaude sanitaire en « marche forcée », quels sont justement ces avantages qui séduisent bon nombre de propriétaires ?

Un prix bas à l’achat et à l’installation

Renouveler son système de production d’eau chaude sanitaire impacte toujours le budget d’une famille. Pour un chauffe-eau électrique, également appelé cumulus, l’avantage principal réside justement dans son prix relativement accessible, tant en ce qui concerne le cumulus en lui-même que la main d’œuvre nécessaire pour la pose.

Un coût d’acquisition attractif

Avec un tarif à l’achat compris entre 500 € et 1500 € selon la capacité du réservoir, la qualité et la marque, le chauffe-eau à accumulation est bien plus avantageux à l’achat que d’autres systèmes de production d’eau chaude sanitaire.

A titre de comparaison, pour acquérir un chauffe-eau thermodynamique, il faut débourser entre 2000 euros et 4000 euros. Quant à la version solaire, ajouter encore 2000 euros supplémentaires.

Une main d’œuvre réduite

Quand on parle de coût d’une installation de production d’eau chaude sanitaire, il ne faut pas prendre en considération le seul coût de l’appareil. Il faut également tenir compte de la main d’œuvre qui sera facturée par l’artisan chauffagiste pour la pose et la mise en marche de votre installation.

Et là encore, le chauffe-eau électrique fait figure de bon élève puisque tous les installateurs sans exception maîtrisent parfaitement cette technologie qui a l’avantage d’être simple. Deux atouts qui font que le coût d’installation est bien moindre que pour le solaire ou même que le thermodynamique par exemple.

Les autres atouts du chauffe-eau électrique

Si le prix est évidemment un argument de poids en faveur du chauffe-eau électrique, c’est loin d’être le seul. Fonctionnement durant les heures creuses, relance en manuel en cas de besoin ou encore formes variées font également partie de ces points forts qui comptent.

Des réservoirs toutes capacités

Le cumulus se décline en de nombreux volumes compris entre 50 litres à plus de 250 litres. Différentes tailles de réservoir pour coller au mieux aux besoins réels de votre foyer et ainsi maîtriser votre dépense énergétique.

Pour mémoire, il est recommandé de choisir une capacité de 100 litres pour un couple ou encore une capacité de 200 litres pour une famille avec 2 enfants.

Cumulus horizontal ou vertical

Si le chauffe-eau électrique le plus répandu est vertical, il en existe également des versions horizontales et même des extra-plates.

Il trouve ainsi sa place dans toutes les habitations, et peut être installé par votre chauffagiste dans toutes les pièces y compris dans celles dont la hauteur sous plafond ou dont l’espace est limité.

Une mise en marche calquée sur les heures creuses

Vous avez opté pour le tarif heures pleines / heures creuses auprès de votre fournisseur d’énergie ? La mise en marche de votre chauffe-eau électrique peut être calquée sur ces horaires durant lesquelles vous bénéficiez d’un tarif réduit.

Découvrez également notre article sur les inconvénients d’un chauffe-eau.

Combien coûte un chauffe-eau ?

L’achat d’un chauffe-eau est consécutive à une panne dans 60% des cas. Si un retour à la normal est souhaitable dans les meilleurs délais, cela peut être également une opportunité de se tourner vers d’autres solutions, sous réserve de compatibilité avec les contraintes techniques de votre logement.
Electrique, solaire, thermodynamique, instantané ou gaz, selon l’énergie retenue, les tarifs de l’équipement en lui-même peuvent même passer du simple au quadruple. Alors, combien coûte un chauffe-eau ?

Chauffe-eau électrique à accumulation

Le chauffe-eau électrique, également appelé cumulus, est le modèle le plus répandu en France, en particulier dans les pavillons. Une solution pratique, peu encombrante pour les modèles verticaux et sécurisante pour produire l’eau chaude sanitaire.

Son prix oscille entre 500 € et 1500 € selon le modèle et le volume. Un coût relativement peu important auquel il faut toutefois ajouter une utilisation coûteuse en raison du prix de l’électricité qui ne cesse de grimper.

Chauffe-eau instantané

Le chauffe-eau instantané fonctionne sur le même principe que celui du cumul, grâce à l’électricité. Il présente cependant une différence de taille puisqu’il ne possède pas de ballon de stockage. L’eau chaude sanitaire est donc produite à la demande.

Si son prix est relativement attractif, entre 150 € et 400 €, cette solution est réservée aux logements n’accueillant qu’une personne seule, voire un couple. Au-delà, il faut prendre en compte le coût énergétique élevé de l’électricité pour chauffer l’eau.

Chauffe-eau solaire

La demande en chauffe-eau solaire est en pleine croissance ces dernières années. Alternative écologique à l’électricité nucléaire, ce dispositif ne peut toutefois couvrir que 75% des besoins en eau chaude sanitaire du foyer français moyen (deux adultes et 2 enfants).

Si l’énergie nécessaire à son fonctionnement est 100% gratuit, il s’agit là d’un véritable investissement puisqu’il fait débourser en général entre 4000€ et 6000 €.

Chauffe-eau thermodynamique

Le fonctionnement d’un chauffe-eau thermodynamique est similaire à celui d’une pompe à chaleur aérothermique. L’installation aspire l’air environnant pour en capter les calories et augmenter la chaleur d’un fluide. Celui-ci est ensuite compressé pour faire grimper davantage sa température.

L’énergie ainsi produite est totalement gratuite. Elle est transférée à l’eau contenue dans un ballon pour la chauffer. Un tel dispositif permet de :

  • réduire sa facture énergétique jusqu’à 60% selon les installations ;
  • rapidement amortir le coût d’acquisition d’un chauffe-eau thermodynamique compris entre 2000€ et 4000€.

Chauffe-eau gaz

Le chauffe-eau gaz est plus répandu en milieu urbain qu’en milieu rural car il nécessite un raccordement au réseau gaz de ville. Il produit généralement de l’eau chaude sanitaire à la demande, et pour certains modèles, en la stockant dans un ballon.

Toutefois, à puissance et qualité équivalentes, le chauffe-eau gaz est généralement plus onéreux à l’achat qu’un cumulus avec un prix compris entre 600€ et 1200 €. En revanche, son utilisation est financièrement plus intéressante car il s’agit là d’une énergie bon marché et bien moins onéreuse que l’électricité.

Soulignons par ailleurs qu’au prix d’achat du chauffe-eau, il faut également ajouter celui de la pose par un chauffagiste, voire celui du contrat d’entretien auquel vous pouvez souscrire.

Comment choisir son chauffe-eau ?

La production d’eau chaude sanitaire représente en moyenne 15% de la dépense énergétique d’un foyer. Electrique, solaire ou thermodynamique, quelle solution choisir ? Quels sont les aspects à prendre en considération pour bien choisir son chauffe-eau ? Quelle est sa capacité idéale ?

Comment calculer la capacité de votre futur chauffe-eau ?

Pour des raisons de confort, mais également pour économiser l’énergie, il faut bien choisir la capacité de son chauffe-eau en fonction de votre consommation :

  • trop petite : vous risquez de vous retrouver sans eau chaude lorsque vous prendrez une douche en fin de journée ;
  • trop grande : vous n’utilisez jamais toute l’eau chaude produite par votre ballon. Il s’agit donc d’un gaspillage énergétique qui fera grimper votre facture à la hausse.

Volume d’eau chaude en fonction du nombre de personnes

Les besoins en eau chaude sanitaire d’un foyer sont en premier lieu fonction du nombre de personnes :

  • 1 adulte : 75 litres
  • 2 adultes : 100 litres
  • 2 adultes + 1 enfant : 150 litres
  • 2 adultes + 2 enfants : 200 litres
  • 2 adultes + 3 enfants : 250 litres

Les autres critères à prendre en considération

Si le nombre de personnes dans votre foyer est probablement le principal critère à prendre en considération, d’autres peuvent influer. C’est le cas de vos habitudes de consommation de l’eau chaude sanitaire. Ainsi, si vous prenez un bain plutôt qu’une douche, vous utiliserez 135 litres, contre 40 litres dans le second cas.

Vous devrez également comptabiliser le nombre d’équipements en éviers, bacs de douche, baignoires. Si celui-ci est important, vous devrez privilégier un chauffe-eau avec une capacité légèrement supérieure.

Cumulus et résistance, des aspects clefs pour bien choisir

Le chauffe-eau est un équipement doté d’une cuve, d’une sonde et d’une anode. Des éléments clefs qui doivent être choisis avec soin pour trouver le modèle idéal en fonction de vos diverses contraintes.

Les différentes formes de cumulus

Si le chauffe-eau le plus fréquemment utilisé est vertical, il existe également des modèles à accumulation horizontale.
Ces derniers sont généralement installés dans les maisons dont la hauteur sous plafond est insuffisante. Selon la configuration des lieux, ils peuvent être installés dans les combles ou dans une pièce peu utilisée. Outre la place importante qu’ils occupent, ces modèles offrent des capacités n’excédant pas 200 litres.

Stéatite ou thermoplongée : quelle résistance ?

Reliée directement au thermostat pour son déclenchement et sa mise hors service, la résistance a pour fonction de faire monter en température l’eau du cumulus. Il en existe 2 versions :

  • la résistance thermoplongée ou résistance blindée est directement au contact de l’eau. Son utilisation est conseillée uniquement dans les régions où l’eau est peu chargée en calcaire. Dans le cas contraire, celui-ci viendra peu à peu s’agglomérer autour de la résistance. Les conséquences sont une baisse de l’efficacité (eau moins chaude) et une hausse de la consommation d’énergie ;
  • la résistance stéatite : contrairement au modèle précédent, cette résistance n’est pas en contact direct de l’eau. Elle est en effet protégée par un fourreau en stéatite, un silicate de magnésium naturel. Les caractéristiques particulières de ce matériau permettent de pallier à la mauvaise qualité de l’eau. Par ailleurs, le changement d’une résistance stéatite est facilitée et ne nécessite pas la vidange du chauffe-eau.

Comment réaliser des économies en chauffage ?

Le chauffage représente de 50% à 70% de la facture énergétique des foyers français en fonction du lieu de résidence et de la performance de l’isolation du logement. Un budget considérable qu’il est toutefois possible de maîtriser, voire de diminuer.
Alors, comment faire des économies de chauffage tout en conservant un « chez soi » confortable à vivre ?

Faire vérifier son installation de chauffage par un professionnel

Cela peut paraître une évidence, mais pour diminuer sa facture énergétique, il faut que votre système de chauffage soit le plus performant possible.

Dans le cas d’une chaudière à fioul, au gaz ou même au bois, le contrôle annuel imposé par le décret n° 2009-649 du 9 juin 2009 est le moment privilégié pour le chauffagiste pour s’assurer, non seulement de la conformité de votre installation, mais également de ses performances, en particulier si vous avez souscrit à un contrat d’entretien.

Enfin, pensez à faire ramoner votre cheminée et tous les conduits d’évacuation, mais également à vérifier que les conduits d’arrivée d’air soient propres.

Isolation : les gestes pour réduire les déperditions de chaleur

Au même titre que la performance de votre système de chauffage, l’isolation d’un logement est également un élément clef vous permettant de réduire votre facture énergétique :

  • la première étape consiste évidemment à isoler les combles perdus qui représentent à eux-seuls plus d’un tiers de la perte de chaleur d’une maison ;
  • les fenêtres sont également des éléments qui facilitent les échanges avec l’extérieur. Il est donc bon de s’assurer que les joints sont encore en état et, le cas échéant, les remplacer. Notez qu’il ne faut absolument pas boucher l’arrivée d’air située au-dessus des ouvrants, car elle permet le renouvellement de l’air intérieur et évite les situations à risque ;
  • les volets peuvent également jouer un rôle. En les abaissant, y compris dans les pièces inoccupées la nuit, vous réduisez les pertes de chaleur d’environ 2% ;
  • le fait de calorifurger vos tuyaux d’eau chaude, c’est-à-dire de les isoler à l’aide de manchons par exemple, permet une économie d’énergie 3%. Celle-ci peut être plus importante si ces tuyaux traversent une pièce non chauffée comme un garage ;

Maîtrise de la température intérieure

La maîtrise de la température intérieure de son appartement ou de sa maison individuelle permet de consommer moins d’énergie. Ainsi, selon l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME), pour réduire sa facture de chauffage de 7%, il suffit d’abaisser la température d’un seul degré.

Plus globalement, c’est une gestion optimisée de la température de chaque pièce du logement qui permet de maîtriser sa dépense énergétique :

  • les pièces de vie : dans votre salon, votre cuisine ou encore votre salle à manger, votre thermomètre doit rester aux environs de 19°C ;
  • la salle de bain peut être chauffée à seulement 17°C quand elle n’est pas utilisée et à 22°C lorsqu’elle l’est ;
  • le bureau : s’il s’agit de votre bureau professionnel, une température plus élevée s’impose. Dans le cas contraire, 19°C suffisent ;
  • la chambre : pour bien dormir, rien ne vaut une couette douillette et un peu de fraîcheur avec 16°C.

Quelle est la température idéale pour chaque pièce ?

Chambre, bureau, salon ou encore salle de bain, pour le confort des habitants, toutes les pièces ne doivent pas être chauffées de la même manière. Des températures différentes qui permettent également de gérer au mieux sa facture énergétique. Entre confort et maîtrise de la dépense, quelle est la température idéale pièce par pièce ?

La température dans le salon, la salle à manger et la cuisine

La température préconisée dans les pièces de vie comme le salon, la salle à manger et la cuisine est de 19°C. Mais il ne s’agit là que de la théorie, car plusieurs facteurs peuvent influer sur le ressenti, au rang desquels l’humidité, l’exposition de la maison, l’absence de vide-sanitaire dans les maisons anciennes ou encore votre activité.

Vous aurez alors tendance à monter un tantinet la température. Mais gare à la facture énergétique au sortir de l’hiver car, selon l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie), 1°C de plus, c’est une consommation énergétique qui augmente de +7%.

A noter : le Code de la construction et de l’habitation stipule que la température recommandée à l’intérieur d’une maison individuelle ou d’un appartement est de 19°C. Mais entre ce qu’affiche le mercure et la température idéale pour chacun, c’est avant tout une histoire de ressenti.

Quelle température dans votre bureau ?

Dans le bureau également, le Code de la construction et de l’habitation préconise une température de 19°C.
Toutefois, si vous travaillez à domicile ou si vous restez longtemps assis, vous allez très vite ressentir une sensation de froid liée à votre manque d’activité physique. Vous n’aurez guère d’autre choix que de pousser le thermostat du radiateur de votre bureau de deux ou trois degrés, après avoir préalablement mis un pull supplémentaire.

La salle de bain

La salle de bain est une pièce à part dans un logement. On y passe peu de temps au cours d’une journée, mais à ce moment précis, il faut qu’il y fasse bon.
Dans ce cas, la chauffer toute la journée à 19°C alors que personne ne l’utilise ressemble fort à un beau gaspillage d’énergie. En revanche, 19°C, ce n’est pas suffisant au moment de sortir de la douche ou de son bain.

Idéalement, il faut donc abaisser la température à 17°C lorsqu’elle est vide et penser à remonter le thermostat à 22°C au moins 30 minutes avant d’aller faire sa toilette.

La chambre : un peu de fraîcheur pour un sommeil réparateur

Pour passer une bonne nuit de sommeil, rien de tel qu’une pièce un peu fraîche pour se blottir sous une bonne couette bien douillette. Et pour cause, puisque la température d’une chambre influence directement la qualité de notre sommeil, un constat qui a d’ailleurs été scientifiquement été démontré.

Ainsi, l’ADEME recommande de positionner le thermostat de votre chauffage à 16°C dans une chambre. Selon son orientation, le taux d’humidité ambiant ou votre frilosité, celle-ci peut facilement être comprise entre 16°C et 18°C sans réel risque d’alourdir votre facture énergétique. C’est moins vrai au-delà de 18°C, sans parler que vous aurez un sommeil plus agité et moins réparateur.

Comment changer le RTA d’une chaudière à gaz ?

Destiné à réguler la température de l’eau chaude sanitaire délivrée par la chaudière, le RTA peut nécessiter d’être remplacé. Quelle est la fonction précise d’un RTA ? A quoi reconnaît-on un RTA défaillant ? Comment le remplacer ?

Qu’est-ce qu’un RTA sur une chaudière ?

Un RTA, ou régulateur thermostatique automatique, est un élément de sécurité de la chaudière. En effet, sa fonction est de limiter :

  • la température de l’eau chaude sanitaire en sortie de chaudière en y ajoutant de l’eau froide si nécessaire. Pour rappel, on entend par l’expression « eau chaude sanitaire », l’eau chaude dédiée, non pas au chauffage, mais à un usage domestique ;
  • le développement de bactéries.

Le régulateur thermostatique automatique limite la température de l’eau à une valeur qui n’excède pas 50°C sur les modèles récents pour :

  • éviter tout risque de brûlure en cas de température supérieure ;
  • éviter la prolifération de bactéries et micro-organismes ;
  • maîtriser au mieux la facture énergétique. Il est en effet inutile de fournir une eau à 60°C par exemple si celle-ci se révèle inutilisable sans y adjoindre de l’eau froide ;
  • ne pas solliciter inutilement la chaudière et ainsi éviter toute usure prématurée ;
  • pouvoir fournir un débit plus important d’eau chaude. Il faut en effet moins d’énergie pour faire grimper sa température à 50°C plutôt qu’à 60°C. Plus la température est basse, plus le débit peut-être important et couvrir les besoins du foyer.

A noter qu’une vis de réglage permet de jouer sur la température de l’eau chaude en sortie de chaudière, pour la baisser ou la monter.

Remplacement du RTA : quand le faire ?

Elément clef de toute chaudière gaz, le RTA mélange eau chaude et eau froide pour en modérer la température de sortie. Après quelques années de service, il est fréquent que cette pièce ne joue plus son rôle de sécurité. Le débit est alors plus faible ou l’eau devient tiède alors que les conduits sont brûlants au niveau de la chaudière.

Le remplacement d’un RTA est une opération facilement réalisable, à condition de respecter les étapes suivantes :

  • coupez les alimentations de la chaudière : avant toute autre opération, commencez par arrêter votre chaudière à gaz en appuyant sur le bouton prévu à cet effet. Coupez ensuite l’arrivée d’eau, celle du gaz, puis l’alimentation électrique. Pour ce faire, le plus simple est de couper l’électricité directement sur le disjoncteur ;
  • repérez votre RTA : celui-ci est généralement situé sous votre appareil, au niveau des arrivées d’eau. Les indications F, C et M (froid, chaud et mitigé) y figurent la plupart du temps ;
  • dévissez les différents écrous à l’aide d’une pince multiprise ou d’une clef plate en ayant pris soin de placer une bassine en dessous ;
  • nettoyez les pas de vis pour éliminer les éventuelles traces de dépôt ou de calcaire ;
  • remettez en place le nouveau RTA de la même manière que pour le démontage, sans oublier de placer des joints neufs (pas nécessairement fournis) ;
  • remettez en marche votre chaudière en réarmant le disjoncteur et en ouvrant les arrivées d’eau et de gaz.

Comment choisir son contrat d’entretien pour sa chaudière ?

Le contrôle périodique de votre installation de chauffage est obligatoire depuis 2009 pour toute chaudière d’une puissance entre 4 kW et 400 kW. Plutôt que de faire appel à un professionnel qualifié ponctuellement, c’est le contrat d’entretien qui est l’alternative privilégiée des Français. Quels sont ses avantages ? Comment éviter les pièges ?

Contrat d’entretien : quels sont les avantages de cette solution ?

Le décret n° 2009-649 du 9 juin 2009 impose une révision annuelle de toute chaudière par un chauffagiste. Une obligation qui incombe aux propriétaires de leur logement, mais également aux locataires, dès lors que la puissance du système de chauffage d’une puissance est comprise entre 4 kW et 400 kW.
Au terme de la visite, le professionnel qualifié remet un certificat permettant de justifier, en cas de besoin, que l’entretien annuel a bien été effectué. Ainsi, un bailleur peut en demander une copie à son locataire pour vérifier qu’il s’est plié à cette obligation légale. Une compagnie d’assurances peut également l’exiger en cas de sinistre.

Pour respecter votre obligation de révision annuelle, vous pouvez, soit appeler tous les ans votre chauffagiste, soit souscrire à un contrat d’entretien de chaudière. Cette dernière formule a les faveurs des Français pour de multiples raisons :

  • plus de risque d’oublier puisque c’est le professionnel qui vous recontacte automatiquement ;
  • un technicien expérimenté se déplace et réalise uniquement les réglages nécessaires ;
  • pas de surprise, vous maîtrisez votre budget entretien. Certains chauffagistes proposent même des tarifs bien plus intéressants dans le cadre d’un contrat entretien.

Ce qu’il faut savoir pour bien choisir son contrat d’entretien

Choisir son contrat d’entretien, c’est avant tout confier la bonne marche de votre système de production d’eau chaude et de chauffage à un professionnel. Pour cela, il est essentiel de prendre en considération certains points, au rang desquels :

  • le sérieux de l’entreprise, sa réputation ;
  • la certification du chauffagiste, par exemple avec la norme Afnor, l’agrément « Professionnel Gaz » pour les chaudières au gaz ;
  • l’entreprise doit être couverte par l’assurance obligatoire Responsabilité Civile Professionnelle (RCP) pour tous dommages que l’un de ses techniciens pourrait malencontreusement provoquer. Si le professionnel s’engage effectivement à maintenir votre équipement en bon état de marche, il faut tout de même porter une attention à toutes les situations d’exclusion pouvant être signalées. En général, cela implique des conditions normales d’emploi et exclues toutes les situations exceptionnelles comme un dégât des eaux, le gel, la foudre ou encore un tremblement de terre ;
  • le détail des prestations incluses dans votre contrat d’entretien. Généralement, on y retrouve le nettoyage de l’installation du brûleur et du conduit d’évacuation, le réglage de la chaudière si nécessaire, la vérification de la combustion et du taux d’émission de CO, le contrôle des normes de sécurité ;
  • les conditions de son intervention annuelle ;
  • le détail des actions qui sont hors contrat et qui vous sont donc facturées en supplément ;
  • les frais de déplacement ;
  • la possibilité de dénoncer le contrat d’entretien à tout instant.

Enfin, les tarifs étant susceptibles de varier d’un professionnel à un autre, il est toujours intéressant de demander deux ou trois devis pour un contrat d’entretien de chaudière. L’objectif n’est pas de trouver le moins cher, mais le meilleur rapport qualité/prix.

Comment entretenir sa chaudière ?

Si la visite annuelle d’un chauffagiste professionnel est indispensable, il est souvent recommandé de réaliser soi-même l’entretien de sa chaudière, notamment en cas de baisse de sa performance. Purge de l’installation, désembouage ou encore vérification des entrées et sorties de ventilation, des opérations courantes et à la portée de tous.

Purge de votre système de chauffage

La chaudière est un équipement destiné à produire de la chaleur. Celle-ci est véhiculée dans les différents radiateurs de l’habitation par le biais d’eau véhiculée par un réseau de canalisations.

Pourquoi effectuer une purge ?

Petit à petit, de l’air s’introduit dans ces dernières, remplaçant une petite partie du fluide. Outre le glouglou un tantinet désagréable des radiateurs, la présence d’air provoque :

  • une baisse de la performance de votre installation. Un phénomène que l’on peut confirmer en constatant une baisse de pression au nanomètre de contrôle ;
  • une surconsommation d’énergie pour parvenir à maintenir la température de l’habitat ;
  • une plus grande sollicitation de la chaudière, et donc, une longévité amoindrie d’autant.

Comment effectuer une purge ?

Pour maintenir les performances de sa chaudière, pour garantir sa longévité et ne pas voir sa facture énergétique s’envoler, il est donc essentiel de procéder de temps à autre à une purge de votre installation.

Cette opération relativement simple se déroule en sept temps :

  • arrêtez la chaudière ;
  • ajoutez de l’eau dans le circuit pour que le nanomètre revienne à un niveau normal de pression, par exemple 1,5 bar ;
  • ouvrez l’ensemble des robinets des radiateurs au maximum ;
  • dévissez la vis de purge du radiateur le plus éloigné de la chaudière ;
  • renouvelez l’opération pour l’ensemble des radiateurs ;
  • faites l’appoint d’eau dans le circuit pour retrouver la pression de service préconisée par le fabricant ;
  • remettez en fonctionnement votre chaudière,

Désembouage de son installation

La présence d’oxygène dans l’eau circulant dans un circuit de chauffage central hydraulique engendre une corrosion et une oxydation naturelles des métaux, formant des « boues ». Ce phénomène peut être accentué en fonction des caractéristiques de l’eau dans votre région (Ph, traces d’éléments organiques, etc).

Que vous soyez équipé d’une chaudière bois, gaz, fioul ou mixte, ces boues finissent immanquablement par se déposer à divers endroits, engendrant :

  • une baisse de performance compensée par une hausse de la sollicitation de la chaudière,
  • une usure prématurée de votre équipement.

Le désembouage est une opération de nettoyage visant à éliminer les boues présentes dans votre circuit de chauffage pour renouer avec un meilleur rendement, éviter toute surconsommation énergétique et réduire les risques de dégradation de votre appareillage.

Pour cela :

  • mettez votre chaudière à l’arrêt ;
  • une fois l’eau du circuit à température ambiante, vidangez une dizaine de litres ;
  • à l’aide d’un entonnoir, versez le liquide de désembouage dans le radiateur situé le plus haut par rapport à la chaudière ;
  • faites l’appoint d’eau dans le circuit pour retrouver la pression de service préconisée ;
  • purgez les radiateurs si nécessaire ;
  • remettez la chaudière en fonctionnement ;
  • après quelques semaines, procédez à une vidange complète de votre circuit pour éliminer le produit, puis remplissez-le de nouveau.

Lors de la visite annuelle obligatoire de votre installation, vous pouvez également demander à votre chauffagiste de réaliser ces différentes opérations d’entretien.

L’entretien de sa chaudière est-il obligatoire ?

Au fioul, au bois, au gaz ou aux pellets, une chaudière doit impérativement faire l’objet d’un entretien. Une obligation qui permet de s’assurer de son fonctionnement en toute sécurité et d’en revoir les réglages si nécessaires. Quand doit être effectué cet entretien ? Locataire, propriétaire, qui en a la responsabilité ?

L’entretien, une obligation légale pour les propriétaires et locataires

Rappel du cadre législatif

Contrairement à une idée reçue, la révision des chaudières est une obligation légale imposée, non pas depuis 2009, mais depuis 1978.

En effet, une circulaire du 9 août 1978 définit cette obligation, sans toutefois qu’elle ne soit contraignante. En revanche, le décret n° 2009-649 du 9 juin 2009 vient la renforcer en stipulant que cette obligation s’étend à tout système de chauffage d’une puissance comprise entre 4 et 400 kW. Elle stipule par ailleurs que cet entretien doit être effectué une fois par an par un chauffagiste professionnel. Au terme de sa visite, celui-ci délivre un certificat attestant que l’entretien annuel a bien été effectué.

Les risques liés à l’absence d’entretien régulier

A ce jour, nul dispositif n’est prévu pour s’assurer que chaque foyer se soumet effectivement à l’obligation de faire intervenir annuellement un professionnel. En revanche, il est essentiel de s’y conformer pour :

  • s’assurer qu’aucun dysfonctionnement ne puisse mettre en danger les occupants de l’habitation. Tous les ans, en France, l’Institut de veille sanitaire déplore de nombreuses intoxications au monoxyde de carbone (CO) aux conséquences parfois dramatiques ;
  • régler au mieux votre équipement. Un rendement optimisé est le garant d’une facture énergétique qui ne s’alourdit pas ;
  • garantir une longévité accrue de votre chaudière et retarder ainsi le moment de son renouvellement.

A noter qu’en cas de sinistre, le propriétaire ou le locataire doit être en mesure de fournir le certificat d’entretien annuel à sa compagnie d’assurance. Dans le cas contraire, celle-ci peut se dégager de toute obligation et ne pas effectuer le remboursement des dommages.

Propriétaire, locataires : qui doit payer pour l’entretien annuel ?

Si vous êtes propriétaire du logement que vous occupez, il vous incombe évidemment de faire appel à un professionnel.

En revanche, dans le cadre d’une location, l’entretien n’est alors plus à la charge du bailleur, mais bien du locataire. Le propriétaire peut même demander une copie du certificat d’entretien remis par le chauffagiste.
Dans l’hypothèse où le locataire ne se conforme pas à cette obligation dans l’année où il quitte le logement, le bailleur est en droit de retenir le coût d’entretien sur le dépôt de garantie.

Entretien de chaudière : comment faire ?

Faire appel à un chauffagiste professionnel ou effectuer soi-même l’entretien, quelle est la meilleure solution ? Dans la seconde hypothèse, est-ce que cela répond à l’obligation légale du décret n° 2009-649 du 9 juin 2009 ?

Peut-on le faire soi-même ?

Un entretien par an de sa chaudière est assurément un minimum. Pour autant, vous n’avez nul besoin d’attendre le passage d’un professionnel pour adopter quelques gestes permettant d’assurer la longévité de votre équipement :

  • ne pas pousser son fonctionnement à la limite maximale ;
  • s’assurer que les entrées et sorties de ventilation ne soient pas encombrées ou sales ;
  • le mettre en position hors gel en cas d’absence prolongée.

Si vous vous y connaissez, vous pouvez même effectuer l’entretien vous-même. Vous serez tout de même obligé de faire intervenir un professionnel qui, seul, peut vous remettre un certificat après sa visite.

Faire appel à un chauffagiste professionnel

Seul un professionnel qualifié peut vous remettre un certificat d’entretien après être passé à votre domicile pour contrôler votre installation. Par ailleurs, ce professionnel peut également constater des points à surveiller, vous évitant ainsi de mauvaises surprises en plein hiver.

Enfin, la plupart d’entre eux proposent des contrats d’entretien, vous évitant tout oubli de votre part. Renseignez-vous et demandez un devis à votre chauffagiste !