Comment choisir son contrat d’entretien pour sa chaudière ?

Le contrôle périodique de votre installation de chauffage est obligatoire depuis 2009 pour toute chaudière d’une puissance entre 4 kW et 400 kW. Plutôt que de faire appel à un professionnel qualifié ponctuellement, c’est le contrat d’entretien qui est l’alternative privilégiée des Français. Quels sont ses avantages ? Comment éviter les pièges ?

Contrat d’entretien : quels sont les avantages de cette solution ?

Le décret n° 2009-649 du 9 juin 2009 impose une révision annuelle de toute chaudière par un chauffagiste. Une obligation qui incombe aux propriétaires de leur logement, mais également aux locataires, dès lors que la puissance du système de chauffage d’une puissance est comprise entre 4 kW et 400 kW.
Au terme de la visite, le professionnel qualifié remet un certificat permettant de justifier, en cas de besoin, que l’entretien annuel a bien été effectué. Ainsi, un bailleur peut en demander une copie à son locataire pour vérifier qu’il s’est plié à cette obligation légale. Une compagnie d’assurances peut également l’exiger en cas de sinistre.

Pour respecter votre obligation de révision annuelle, vous pouvez, soit appeler tous les ans votre chauffagiste, soit souscrire à un contrat d’entretien de chaudière. Cette dernière formule a les faveurs des Français pour de multiples raisons :

  • plus de risque d’oublier puisque c’est le professionnel qui vous recontacte automatiquement ;
  • un technicien expérimenté se déplace et réalise uniquement les réglages nécessaires ;
  • pas de surprise, vous maîtrisez votre budget entretien. Certains chauffagistes proposent même des tarifs bien plus intéressants dans le cadre d’un contrat entretien.

Ce qu’il faut savoir pour bien choisir son contrat d’entretien

Choisir son contrat d’entretien, c’est avant tout confier la bonne marche de votre système de production d’eau chaude et de chauffage à un professionnel. Pour cela, il est essentiel de prendre en considération certains points, au rang desquels :

  • le sérieux de l’entreprise, sa réputation ;
  • la certification du chauffagiste, par exemple avec la norme Afnor, l’agrément « Professionnel Gaz » pour les chaudières au gaz ;
  • l’entreprise doit être couverte par l’assurance obligatoire Responsabilité Civile Professionnelle (RCP) pour tous dommages que l’un de ses techniciens pourrait malencontreusement provoquer. Si le professionnel s’engage effectivement à maintenir votre équipement en bon état de marche, il faut tout de même porter une attention à toutes les situations d’exclusion pouvant être signalées. En général, cela implique des conditions normales d’emploi et exclues toutes les situations exceptionnelles comme un dégât des eaux, le gel, la foudre ou encore un tremblement de terre ;
  • le détail des prestations incluses dans votre contrat d’entretien. Généralement, on y retrouve le nettoyage de l’installation du brûleur et du conduit d’évacuation, le réglage de la chaudière si nécessaire, la vérification de la combustion et du taux d’émission de CO, le contrôle des normes de sécurité ;
  • les conditions de son intervention annuelle ;
  • le détail des actions qui sont hors contrat et qui vous sont donc facturées en supplément ;
  • les frais de déplacement ;
  • la possibilité de dénoncer le contrat d’entretien à tout instant.

Enfin, les tarifs étant susceptibles de varier d’un professionnel à un autre, il est toujours intéressant de demander deux ou trois devis pour un contrat d’entretien de chaudière. L’objectif n’est pas de trouver le moins cher, mais le meilleur rapport qualité/prix.

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